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Les Hmongs du Laos

 
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Breizhtois
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PostPosted: 08/05/2008 16:25:05    Post subject: Les Hmongs du Laos Reply with quote

Bonjour à tous !

Je ne voudrai pas faire mon rabat-joie mais aucun sujet dans cette section "Laos" du forum sur le dramatique sort que réserve le gouvernement Marxiste (beuuurk) à l'ethnie des Hmongs Choqué

Bref rappel : Ce peuple originaire du sud de la Chine a collaboré avec les USA et la France pendant la guerre du Vietnam.
Plus de 40 ans après, ceux-ci (ainsi que leurs enfants et petits-enfants) doivent se planquer dans la jungle afin d'éviter de se faire assassiner.

Un reportage très émouvant leur a été consacré dans un "Envoyé Spécial".
Voici le lien : http://www.dailymotion.com/video/xt00k_guerre-secrete-envoye-special_extrem…
Bon visionnage ...

Honte d'être Francais en voyant ca et honte à ce pays de pratiquer ce que l'on peut appeler un génocide
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PostPosted: 09/05/2008 16:28:56    Post subject: Les Hmongs du Laos Reply with quote

Connais tu les hmongs de .......Guyane ? C,est je pense le seul cas de boat people qui n'ai pas été mis dans des ghettos et qui vivent libres en pratiquant leur culture, leur technique de péche et chasse dans un territoire "similaire" à celui dont ils sont issus. Ceci pour dire que comme tous les reportages .........quelle que soit leur qualité, il y a prendre et à laisser..........Et que si tu avait vu un reportage sur la parfaire intégration des hmongs en Guyane Française, tu n'Aurais peut étre pas la mëme réaction Clin d'oeil
NB : la région de Cacao ou ils sont installés depuis trés longtemps, et le potager de Cayenne......tous les légumes viennet de chez les hmongs....
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PostPosted: 22/01/2009 08:47:56    Post subject: Les Hmongs du Laos Reply with quote

Breizhtois wrote:
Bonjour à tous !

Je ne voudrai pas faire mon rabat-joie mais aucun sujet dans cette section "Laos" du forum sur le dramatique sort que réserve le gouvernement Marxiste (beuuurk) à l'ethnie des Hmongs Choqué

Bref rappel : Ce peuple originaire du sud de la Chine a collaboré avec les USA et la France pendant la guerre du Vietnam.
Plus de 40 ans après, ceux-ci (ainsi que leurs enfants et petits-enfants) doivent se planquer dans la jungle afin d'éviter de se faire assassiner.

Un reportage très émouvant leur a été consacré dans un "Envoyé Spécial".
Voici le lien : http://www.dailymotion.com/video/xt00k_guerre-secrete-envoye-special_extrem…
Bon visionnage ...

Honte d'être Francais en voyant ca et honte à ce pays de pratiquer ce que l'on peut appeler un génocide


J'ai fais copier ce documentaire sur VCD et je l'ai regardé chez moi, il est dur mais génial et vrai. Ça c'est du journalisme.
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Lek Issan
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Joined: 10 Jan 2008
Posts: 1,369
Localisation: Ubon

PostPosted: 04/03/2009 09:38:55    Post subject: Les Hmongs du Laos Reply with quote

DRAME SILENCIEUX AU LAOS • Pour les Hmongs, la guerre du Vietnam n’est pas finie

Dans son dernier film, Clint Eastwood met en lumière les Hmongs réfugiés aux Etats-Unis. En revanche, l’indifférence est le lot de ceux qui, au Laos, sont encore et toujours traqués pour leurs liens avec la CIA.

Dans son dernier film, Gran Torino [sur les écrans français le 25 février], l’acteur-réalisateur Clint Eastwood met en scène l’histoire d’un vieil homme raciste (qu’il interprète lui-même) et de ses relations avec un obscur groupe d’immigrés, en l’occurrence des Hmongs, qui emménagent dans la maison voisine. Un jour, le fils de cette famille, enrôlé dans un gang du quartier, tente de dérober la voiture de sport de son voisin, une Ford Gran Torino. De cet épisode naîtra une étroite complicité. Mais les voyous ne desserrent pas leur emprise sur le jeune homme et poussent Eastwood à revêtir sa casquette de justicier, un fusil à la main et son indignation morale en bandoulière. Il s’agit d’une production hollywoodienne réussie sur le thème de la justice et de la vengeance, une sorte d’Inspecteur Harry remis au goût du jour.
Loin des studios de cinéma, quelque 200 000 Hmongs sont officiellement recensés aux Etats-Unis. S’ils sont effectivement en proie à une crise profonde, la sollicitude d’un vieux Blanc ne saurait à elle seule les sauver. Ce dont ils ont besoin, c’est de l’aide des autorités américaines, une aide qui, précisément, leur fait cruellement défaut. Habitants des montagnes du Laos, les Hmongs ont combattu durant la guerre du Vietnam sous les ordres de la CIA. Cet aspect du conflit est largement méconnu. Aujourd’hui, les Hmongs-Américains sont hantés par une guerre qu’ils ont laissée derrière eux et qui n’a jamais réellement pris fin. Mais ce qui les mécontente le plus, c’est l’hypocrisie du gouvernement américain : en prétendant se soucier de leur cas, il n’a fait en réalité qu’aggraver la situation.
Plus de trente ans après le départ des derniers GI du Sud-Est asiatique, les militaires du vieux régime communiste laotien continuent de traquer et d’abattre des hommes, des femmes et des enfants appartenant aux ultimes groupes de résistance hmongs. Leurs chefs ont tous été formés dans leur jeunesse par les services secrets américains. La plupart sont aujourd’hui grands-pères. Ils possèdent des téléphones satellitaires – cadeaux de leurs parents installés en Amérique – et, depuis la jungle, ils appellent leurs familles du Minnesota, du Wisconsin ou de Californie. Ils demandent désespérément quand leurs anciens alliés reviendront les sauver.
Ce conflit sans fin a essaimé dans deux autres pays : dans la Thaïlande voisine tout d’abord, où des milliers de Hmongs ont fui mais où les autorités les expulsent contre leur gré [voir ci-contre] ; aux Etats-Unis ensuite, où un groupe de Hmongs-Américains est formellement accusé de terrorisme par le ministère de la Justice pour avoir fomenté un complot en vue de renverser le pouvoir à Vientiane. Que se passe-t-il donc ? Pourquoi les Hmongs, un peuple généralement sympathique et industrieux, s’attirent-ils autant de problèmes ?
Si les Hmongs sont connus pour leur obstination – et certains sont bel et bien des fauteurs de troubles –, le plus gros du mal qui leur a été fait doit être imputé aux autorités nationales, laotiennes en tête, et thaïlandaises ensuite. Et, même s’ils ne l’ont jamais avoué, les Etats-Unis sont loin d’être irréprochables dans le prolongement de cette crise.
Je me suis rendu à Nonk Khai, dans le nord de la Thaïlande, dans un centre de rétention où j’ai rencontré environ 150 réfugiés hmongs. Ils sont les derniers membres de deux mouvements de résistance restés fidèles à leurs mentors américains et ont vécu en cavale pendant plus de trente ans avant de fuir le Laos pour la Thaïlande. Ils m’ont exhibé leurs cicatrices et m’ont confié leur histoire. Tout concorde. Aujourd’hui, ils dorment entassés à même le sol d’une cellule sans fenêtre, qu’ils sont autorisés à quitter deux heures chaque jour. L’exiguïté mais aussi la terreur d’être torturés s’ils sont renvoyés au Laos leur font perdre en partie la raison.
L’indifférence du département d’Etat américain à l’égard des Hmongs du Laos est à l’origine d’un curieux enchaînement d’événements. Chrono­lo­giquement, tout commence il y a une trentaine d’années avec l’accueil de réfugiés hmongs sur le sol américain. Rapidement, les nouveaux venus constatent que Washington se refusera à toute intervention pour faire cesser les violences commises sur ceux d’entre eux qui sont restés au Laos. Ils décident alors de prendre les choses en main. Au début des années 1980, ils collectent au sein de la diaspora des fonds qu’ils transfèrent à leurs frères résistants. Certains vont même jusqu’à retourner au Laos pour prendre les armes. De telles initiatives sont contraires aux lois en vigueur aux Etats-Unis. Pourtant, les autorités judiciaires ferment les yeux sur ces activités conduites par d’anciens alliés et qui, à première vue, ne menacent pas les intérêts de la superpuissance. Les Hmongs-Américains entreprennent de soudoyer des passeurs pour faire admettre leurs proches dans des camps de réfugiés thaïlandais, avec l’espoir de les faire ensuite venir aux Etats-Unis.

Personne ne les rappelle à l’ordre parce qu’ils s’écartent de la loi. En quelques années, la situation frôle l’absurdité. Plus personne n’est responsable de rien et plus personne ne parvient à ses fins, pas même les Hmongs-Américains, dont le peuple continue d’être traqué et massacré. En 2007, à l’issue d’offensives répétées de l’armée laotienne, la résistance hmong se résume tout au plus à un millier de personnes, pour la plupart des femmes et des enfants. Sa capacité offensive est anéantie. Seule une poignée de villages isolés demeure sous son contrôle. Leurs chefs parlent ouvertement de déposer les armes, à condition que leur sécurité soit garantie. Au même moment, en Californie, un prétendu complot visant à renverser le gouvernement laotien est déjoué à l’issue de six mois d’enquête. Dix personnes sont poursuivies, neuf Hmongs-Américains et un ancien combattant répondant au nom de Harrisson Jack [“L’Etat contre Harrisson Jack et autres” est l’intitulé du dossier judiciaire]. Aucun des inculpés n’a effectivement pris part à ce complot. Peu importe, l’accusation requiert la perpétuité à l’encontre de ceux qui, au bout du compte, se sont fait piéger. En qualifiant ainsi certains Hmongs de “terroristes”, les autorités judiciaires américaines confortent les gouvernements laotien et thaïlandais dans leur résolution de se débarrasser des Hmongs une bonne fois pour toutes. Elles leur donnent une raison supplémentaire de traiter ces montagnards comme des sous-hommes, de les pourchasser et de les expulser selon leur bon vouloir.
La crise se poursuit encore et encore sans que personne soit disposé à la résoudre. Mais revenons à Clint Eastwood et à son Gran Torino. Les films sont intéressants en ce qu’ils condensent des tendances sociales profondes en drames humains particuliers. Une famille est menacée, un voisin intervient : comment ne pas apprécier ce genre de scénario bien huilé ? Mais la complexité et l’ampleur de la tragédie des Hmongs sont sans commune mesure. Et celle-ci ne se dénouera pas comme à Hollywood grâce à un vieux Blanc armé d’un fusil, fût-il aussi cool que Clint Eastwood. Loin des écrans de cinéma, il existe toutefois un homme, fils d’une tribu kényane, qui pourrait parvenir à une solution ou, pour le moins, s’y essayer en toute sincérité. L’admi­nistration Obama a, reconnaissons-le, d’autres chats à fouetter. Mais elle a les moyens de s’attaquer à ce dossier. En deux mots, le nouveau président pourrait soumettre un arrangement aux autorités de Vientiane : l’assurance de la fin des ingérences des Hmongs-Américains dans les affaires laotiennes en échange de l’engagement du régime communiste à accepter une reddition pacifique des derniers Hmongs, sans risque de représailles et sous la surveillance d’observateurs internationaux. Des Hmongs réfugiés en Thaïlande pourraient être autorisés à se rendre dans les pays occidentaux ayant manifesté leur intention de les accueillir.
Cela ne coûte rien d’essayer. Jamais au cours de ces trente dernières années les conditions n’ont été plus propices à un accord. Espérons que Barack Obama saura saisir l’occasion. Si le président et ses conseillers à la sécurité parvenaient à faire entendre raison au département d’Etat et au ministère de la Justice pour les convaincre de travailler ensemble à une solution concertée et sensée, la page de ce conflit oublié pourrait enfin être tournée sans plus d’effusion de sang.

* Auteur de Shooting at the Moon: The Story of America’s Clandestine War in Laos (Un coup d’épée dans l’eau : l’histoire de la guerre clandestine des Etats-Unis au Laos).

Roger Warner*
Asia Times Online
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