Découvrir la Thaïlande Forum Index Découvrir la Thaïlande
La Thailande et sa culture, ses coutumes et son histoire. Bonnes adresses, lieux a visiter, questions pratiques, actualites et liens.
 
 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 

Historique de la prostitution en Thaïlande
Goto page: <  1, 2, 3 … , 13, 14, 15  >
 
Post new topic   Reply to topic    Découvrir la Thaïlande Forum Index -> La Thaïlande -> La Thaïlande et sa culture
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Itlog
V.I.P.
V.I.P.

Offline

Joined: 24 Jan 2012
Posts: 2,461
Localisation: paris

PostPosted: 14/03/2012 20:55:47    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Moi aussi je les soutiens
_________________
wherever he layed his hat was his home
Back to top
Ancien membre3
Guest

Offline




PostPosted: 09/04/2012 10:43:17    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

C'est marrant quand meme que ce soit ce genre de posts qui soit les plus lus... Révélateur de l'imaginaire du mot "Thailande" dans l'esprit des Français mon cher Watson :)))
Back to top
Ancien membre3
Guest

Offline




PostPosted: 09/04/2012 10:49:03    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Il me semble cependant que nos vrais experts, les forumeurs d'Udon Thani, ne s'expriment pas beaucoup sur ce sujet. Dommage. Etant au contact journalier de ce genre de phenomene, leurs temoignages seraient bienvenus.
Back to top
exceed
Pou Yai
Pou Yai

Online

Joined: 22 Jul 2010
Posts: 800
Localisation: Isan

PostPosted: 09/04/2012 11:06:56    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Moi, j'veux bien t'en parler autour d'une bouteille de tuchoises...mais j'suis loin d'voir l'expertise d'un grand voyageur ! Et puis les putes, j'ai pas les moyens...j'suis qu'un pauvre farang et si ma meuf le decouvre, j'voudrais pas qu'elle me frappe...tu comprends
_________________
Le Beur , OUI !!! .....mais pas l'argent du Beur !!!
Back to top
Farang Ky Ay
Animateur
Animateur

Offline

Joined: 28 Mar 2007
Posts: 8,878
Localisation: Val de Marne

PostPosted: 06/07/2012 20:55:24    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Les masseuses de la nuit
Thanutvorn Jaturongkavanich

La prostitution est illégale en Thaïlande. Mais pas les salons de massage, ou arp op nouat, littéralement « bain-hammam- massage ». Officiellement, les clients des arp op nouat sont là pour prendre un bain, assistés par une masseuse professionnelle. Dans chaque cabine du salon, un écriteau « Activités sexuelles interdites » est bien en vue.

« Ces salons sont tellement populaires qu’on y rencontre toujours quelqu’un qu’on connaît explique un jeune homme. Le mois passé, j’ai garé ma voiture dans le parking d’un arp op nouat, sous un arbre. Je me réjouissais d’avoir trouvé une place à l’ombre. A ce moment-là, une lourde branche a défoncé le toit de la voiture voisine. Quand le conducteur est sorti, furieux, j’ai réalisé que c’était… papa. »


Loin des quartiers fréquentés par les touristes, les salons de massage du quartier de Rachada
affichent des devantures clinquantes, et accueillent une clientèle locale.


Puisque la loi condamne le sexe rémunéré, les gérants de salon expliquent que le client paie pour son bain, et que tout supplément n’est qu’une activité privée entre deux individus consentants. Même chose dans certains salons de massage traditionnel qui offrent un happy ending en bonus.

« Je le vois chaque fois que je me rends au salon », confie un de nos amis, à propos d’un très célèbre client d’arp op nouat. Ce même client fut engagé comme porte-parole du gouvernement lors d’une campagne dont le message équivalait à : « Vous pouvez prendre votre pied, mais ne dépensez pas trop. »

Eh oui, pour les hommes thaïlandais, les aventures dans les salons de massage n’ont rien de honteux – elles font même partie du top ten des conversations au petit déjeuner. Les amis ne sont pas les seuls à profiter des détails croustillants. Il existe des sites Internet sur lesquels on peut décrire telle masseuse, recommander le montant du pourboire – un guide pour les débutants circule même sur la toile.

Peau claire ou peau sombre ?

Les arp op nouat se concentrent le long de Thanon Ratchadaphisek, une rue rarement arpentée par les étrangers.

« Les Occidentaux préfèrent les filles moins blanches, ils les veulent plus “thaïlandaises”, plus sombres », explique notre informateur anonyme.

Le pourcentage de Thaïlandais et de touristes qui alimentent ce marché n’a jamais été officiellement estimé, mais on s’accorde généralement pour dire que le ratio est d’environ 90/10.

Ce qui n’empêche pas les médias – et finalement l’opinion publique – de jeter la pierre à ces étrangers qui ne font qu’empirer la situation. C’est que les démarches des clients thaïlandais sont plus discrètes.

Difficile également d’estimer la fréquence de ces « bains d’amour ». Les clients locaux s’y rendent parfois deux fois par semaine, parfois juste une fois par mois. En moyenne, ils dépensent entre 1 500 à 3 000 bahts par séance (entre 30 et 60 euros), et les masseuses qui n’en touchent que la moitié comptent beaucoup sur les pourboires.

Tant et si bien que certaines gardent précieusement le numéro de téléphone de leurs clients préférés, et associent en mémoire le montant du pourboire au nom du donateur. Elles savent alors quoi prodiguer, à qui et avec quel zèle.

L’envers du décor

« A mon avis, pas une seule de ces femmes n’est heureuse, même si elles peuvent gagner jusqu’à 10 000 bahts en une nuit. Vous seriez heureuse vous, si vous deviez avoir des relations sexuelles avec au moins cinq personnes que vous n’aimez pas chaque nuit ? »

Celle qui s’exprime ainsi est une ancienne khon chia khaek, sorte de rabatteuse chargée d’attirer la clientèle. Elle officiait dans le quartier de Pinklao, haut lieu des arp op nouat cachés derrière leur enseigne « Thai Traditional Massage ». Son rôle était d’orienter les clients et de leur conseiller la masseuse qui correspondait le mieux à leurs attentes.


L’intérieur d’un salon de massage: le bocal à poisson (fishtank) qui permet au client de choisir la masseuse qu’il préfère.

Les plus assidus avaient le privilège d’être avertis quand une nouvelle recrue était arrivée. Elle s’occupait aussi des masseuses, leur prêtait de l’argent ou les aidait à se glisser dans la longue liste d’attente d’une opération de chirurgie esthétique.

« 90 % des masseuses sont divorcées ou ont eu des mariages difficiles », explique notre ex-conseillère anonyme. Néanmoins, la plupart rentrent dans cette industrie de leur plein gré, rares sont celles qui ont été enrôlées sur une escroquerie. On voit de plus en plus d’étudiantes et d’employées de bureau qui s’y mettent pour arrondir leurs fins de mois. Celles-là ne reçoivent qu’un client par nuit. »

Les trois premiers mois, c’est la mine d’or pour les nouvelles recrues.

Elles ont le privilège de la fraîcheur, l’attrait de la nouveauté leur vaut de meilleures paies, jusqu’à 3 000 bahts par client. Puis peu à peu la paie diminue, jusqu’à atteindre 1 500 bahts, ou moins.

Certains clients font preuve d’une générosité démesurée, offrant une voiture ou une maison à leur masseuse. D’autres, radins ou ivres, partent sans laisser de pourboire. Les masseuses, elles, ne choisissent pas. Leur seul recours est de pouvoir refuser un client qui ne veut pas mettre de préservatif.

Tout compte fait, ces « masseuses » devraient être millionnaires à leur retraite – autour de 30 ans, un peu plus si elles sont très attrayantes. Loin de là, malheureusement, car plus de la moitié d’entre elles se droguent et dilapident ainsi leur fortune. Certaines flambent, leurrées par l’argent qui abonde soudain.

Les autres envoient de l’argent à leur famille à la campagne, pour l’éducation des frères et sœurs, un nouveau toit ou le portable de papa. Parfois c’est leur fiancé qui en profite et vit à leurs crochets. Arrivées à la retraite anticipée, elles ont rarement les moyens de réaliser leur rêve : ouvrir une épicerie ou un salon de beauté dans leur ville natale.

Vous avez dit tolérance ?

En dix ans de carrière, notre khon chia khaek a assisté à bon nombre de drames familiaux. Les clients mariés viennent pendant la journée, pour ne pas éveiller les soupçons de leur épouse. « Si vous voulez voir le visage des clients, venez en plein jour », lance-t-elle. Et c’est ce que font parfois les femmes pour en avoir le cœur net.

« Un jour, la femme d’un juge est venue. Elle a menacé de faire un scandale et injurié la masseuse ».

La « conseillère » essaya de calmer tant bien que mal la femme du juge, expliquant que la masseuse n’aimerait certainement pas entendre ces insanités, et qu’elle ne la laisserait pas partir sans réagir.

Dans l’industrie du massage de la nuit, les khon chia khaek ont un dernier rôle, discret mais indispensable. Elles doivent s’assurer que les clients influents, ceux qui pourraient faire fermer les salons, reçoivent leur dose de privilèges. Ils ont bien sûr le droit de choisir les femmes les plus alléchantes, et leur silence coûte en outre de quelques dizaines à des centaines de milliers de bahts. C’est ainsi qu’entre interdits et tolérances le plus vieux métier du monde se perpétue au royaume du sourire.

http://thailande-fr.com/culture/livres/19521-les-masseuses-de-la-nuit#.T_cz…

_________________
Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย
Back to top
Farang Ky Ay
Animateur
Animateur

Offline

Joined: 28 Mar 2007
Posts: 8,878
Localisation: Val de Marne

PostPosted: 01/09/2012 13:39:58    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Prostitution masculine
Franck Bianchi


Nuit, clubs, sexe et argent: dans la capitale thaïlandaise, les prostitués masculins, aussi appelés «money boys», subissent une réalité aussi dure que leur jeunesse est éphémère.

Bangkok, surnommée la cité des anges, reste la ville la plus gay d’Asie. Son principal quartier chaud nocturne, baptisé Silom, s’organise autour de deux longues rues adjacentes, toujours bruyantes et bondées dans cette mégapole au trafique automobile saturé. Les touristes déambulent, dans la chaleur tropicale, le long de ces rues où se trouve une ribambelle de petites étales extérieures vendant des produits locaux et des articles textiles bon marché. Ils font face à pléthore de salons de massage et de bars qui côtoient des tailleurs abordant les passants dans la rue pour leur proposer des costumes en cashmere sur mesure, prêts en quelques heures. Le long de cette rue se trouvent des impasses, appelées «soi», où sont situés les bars et établissements spécialisés. Concernant le milieu homo, il y en a 3 principales. L’une d’entre elles est remplie de bars gays, assez classiques, ou noc­tambules et touristes se retrouvent avant d’aller s’encanailler dans la nuit de Bangkok. L’autre «soi» homo est composé de club.L’entrée de la rue est équipée d’un portique ou des gardes contrôlent l’identité des asiatiques pour en interdire l’accès au mineur. Le plus branché de ces clubs s’appelle DJ Station. Particulièrement bondé le week­end, du fait que la sécurité ne limite pas le nombre de clients, il est presque impos­sible d’y bouger. Il est par ailleurs conseillé de vérifier les sorties de secours en y en­trant. On peut trouver également autour de ces endroits des salons devant l’entrée desquels at­tendent de jeunes hommes qui propo­sent des massages à l’huile pour 500 baths (15 CHF), avec 500 baths supplémentaires pour les finitions spéciales…

Shows en tous genres

Néanmoins, le «soi» le plus célèbre de la vie gay de Bangkok s’appelle Dangthawee, concentrant les gogo bars qui on fait la réputation sulfureuse de la ville, véritable super­ marché du sexe. Une vingtaine de gogo bars – des bordels – qui fonctionnent tous de la même manière, se suivent le long de cette rue. Des rabatteurs, jamais agressifs, proposent d’entrer pour jeter un coup d’œil aux garçons qui s’y exhibent. Ensuite, une fois les clients instal­lés dans des canapés autour d’une scène centrale, le show démarre toujours par le défilé d’une cinquantaines de jeunes thaï, à peine majeurs, qui paradent en maillot de bain sur lequel est inscrit un numéro. Ces garçons ne sont pas payés par l’établissement, ils at­tendent simplement qu’un client les appelle pour leur offrir un verre. Le jeune garçon espère que le client finira la nuit avec lui et, ainsi, faire son business. Ensuite démarre le véritable show où s’enchaînent des numéros sexuels effectués par des thaï particulièrement bien montés et des transsexuels qui chantent ou exécutent des sketches comiques. Les modèles passent, en même temps, de table en table, avec leur sexe en érection en avant, exhibé tel un trophée, pour le faire toucher aux clients dans l’espoir de pouvoir récupérer un pourboire de 100 bath (3 CHF). Le show se finit toujours par une scène de sodomie réalisée dans des positions improbables et particulièrement sportives. Le couple tourne ensuite dans la salle, tout en continuant à copuler, pour re­cueillir des pourboires. En dehors de quelques couples, souvent hétéros et asiatiques, l’essentiel de la clientèle est composé d’occidentaux be donnants d’âge mûr, venus seuls ou en groupe toucher quelques jeunes éphèbes asiatiques.

Une forme de proxénétisme

Ary travaille dans l’un de ces bars où il défile simplement en maillot de bain, espérant trouver un client pour la soirée. Comme l’ensemble des prostitués qui travaillent dans les gogo bars de Bangkok, Ary est indépendant et peut fixer ses tarifs comme il le souhaite. Il n’a pas a reverser d’argent à un souteneur. Cela étant, les patrons de ces bordels exercent une autre forme de proxé­nétisme. D’abord, parce que tous les garçons y travaillent et s’y exhibent gratuitement, exceptés ceux qui y exécutent des numéros sexuels sur scène. Le deal passé entre le bar et les money boys qui restent torse nu toute la soirée consiste à faire consommer les clients qui les choisissent en se faisant offrir des verres, dont leprix est fixé à 250 baths (7,50 CHF), quelque soit le bar ou la boisson. Sur ce montant, le bar reverse 50 baths (1,50 CHF) par consommation au garçon sur les verres qu’il se fait offrir et sur les consommations supplémentaires qu’il réussit à faire prendre au client.

Enfance misérable

Dans les autres boys bars, où il n’y a pas de show, et où les consommation sont moins chères, les mo­ney boys doivent souvent reverser 300 baths (10 CHF) au patron du bar quand ils partent avec un homme, quelque soit le tarif qu’ils deman­dent ensuite à leur client. Dans les salons de massage, il y généralement un montant fixe pour le massage en lui même que le pa­tron conserve, auquel s’ajoute un pourboire minimum, généralement de l’ordre de 500 baths (15 CHF) qui revient au jeune masseur en rému­nération des ses services sexuels. Les prostitués sont libres de changer ou de quitter l’établissement dans lequel ils travaillent quand ils le souhaitent. Ce n’est pas un problème pour les patrons des bars et salons de massage: du fait de la pauvreté du pays, ils peuvent facilement et rapidement remplacer les garçons qui partent, les candidats étant légion.

L’histoire d’Ary, bien que particu­lière comme toutes les vies, est représentative et symptomatique de celle des money boys thaïlandais. Il a 20 ans et vient de la province pauvre de Nakon Panom, situé au nord est du pays. Il n’a jamais réellement connu sa mère, qui l’a donné a une autre famille quand il avait 2 ans, parce qu’elle ne pouvait pas le nourrir. Cette famille d’accueil, qu’il considère comme sa vraie famille, l’a élevé jusqu’à ce qu’il ait 9 ans. Son père est ensuite revenu le chercher. Il a ainsi vécu quelques années dans la rue avec son géniteur. Alors qu’il avait 11 ans, son père l’a vendu à un homme qui s’est proposé de s’occuper de lui en le nourrissant et le logeant. Après quelques jours, cet homme a abusé de lui. Ary s’est alors sauvé pour se rendre au poste de police et demander qu’on le place dans un orphelinat. Il est accepté dans un établissement géré par une fondation américaine, à Bangkok, qui vient en aide aux enfants de la rue. Il a alors pu retourner a l’école, comprenant que c’était la seule solution qu’il avait pour se sortir de cette vie misérable.

Prostitué dès 14 ans

Il nous raconte comment il a commencé à vendre son corps. «J’avais 14 ans et je faisait mes devoirs avec un autre collégien dans un bar. Un homme est venu me voir et m’a de­mandé de l’accompagner aux toi­ lettes. Il a sorti son sexe et m’a demandé de le sucer. J’étais excité parce que je n’avais jamais eu d’ex­périence sexuelle avant. Après être passé à l’acte il m’a donné 500 baths (15 CHF). Ca m’a fait comprendre que je pouvais gagner de l’argent assez facilement» En Thaïlande, il est as­sez fréquent que les hommes mariés aient des relations homos avec de jeunes garçons, sans pour autant se considérer comme gay. La pauvreté et le nombre élevé de prostitués facilitent cette démarche.

Ary a découvert son homosexualité à la pré­adolescence, mais sans pouvoir mettre un nom dessus. Dans lacampagne d’où il vient, être gay n’a pas de sens, la sexualité se résume a être hétérosexuel ou «lady boy». Il s’agit de transsexuels, très nom­breux, à tel point que la Thaïlande est devenue le principal pays au monde à proposer des opérations de changement de sexe. Ary nous explique: « Je n’avais pas conscience d’être gay, je pensais plus que je devais recourir à une opération pour devenir un lady boy, cela me paraissait être le seule solution. A l’école, les autres élèves se mo­quaient de mes manières féminines. Ce n’est qu’en arrivant à Bangkok, quand j’ai découvert le milieu gay et les autres money boys, que j’ai compris que j’étais homo.»

Depuis ses 14 ans, Ary n’a jamais cessé de se prostituer. Ces principaux clients, comme les autres money boys, sont des occidentaux généralement âgés de plus de 50 ans qui viennent chercher en Thaïlande du sexe à bon marché avec de jeunes asiatiques. Ary préfère d’ailleurs travailler avec des étrangers qu’avec des thaïlandais. «Les clients occidentaux sont généralement plus gentils parce que, si on refuse de faire quelque chose, ils n’insis­tent pas. Contrairement aux thaï, qui, lorsqu’ils paient, sont plus exigeants». Il a ses propres règles. «Je n’embrasse jamais un client, refuse les rapports non protégés et toutes les pratiques extrêmes comme le SM. Egalement, et je ne suis que passif.» Ses tarifs, comme la plupart des prostitués, varient généralement entre 1 000 (30 CHF) et 2 000 baths (60 CHF) mais cela peut aller jusqu’à 5 000 Bath (150 CHF) pour un touriste étranger qui débarque et ne connait pas les prix. Dans les bons mois, il rencontre une vingtaine de client en moyenne. Mais comme tous ses congénères, Ary subit la crise depuis 3 ans et le déclin du tourisme qu’elle a entraîné. «Avant la crise politique, on pouvait se faire jusqu’a 50 000 baths (1500 CHF) par mois avec les étrangers. Maintenant si on arrive à 15 000 baths (450 CHF), c’est déjà bien»

Il va à l’université pour y suivre des cours de management hôtelier et compte arrêter de vendre ses charmes lorsqu’il aura fini ses études. «C’est vrai que j’en ai marre de cette activité, mais pour l’instant, je n’ai pas d’autre choix pour survivre et payer les cours». Son rêve serait de pouvoir aller travailler à l’étranger et d’y recommencer une nouvelle vie. Très symptoma­tique de l’esprit religieux omniprésent et très prégnant en Thaïlande, lorsqu’on interroge Ary sur la pire expérience de sa vie, malgré les difficiles épreuves qu’il a traversées, il répond: «La pire chose que j’ai vécue, c’est d’avoir dû voler de la nourriture donnée en offrande au Bouddha lorsque je vivais avec mon père. Après cela, rien ne peut être plus grave» (Les thaïlandais ont l’habitude de déposer de la nourri­ture sur des autels bouddhistes extérieurs présents un peu partout à travers la ville.)

Ary cohabite avec trois autres prostitués dans un petit appartement spartiate et dépouillé de 20 m2, loué 1 000 baths (30 CHF), par mois, situé dans les faubourgs de la ville. Maew, colocataire d’Ary, travaille dans un salon de mas­sage. Egalement originaire d’une province pauvre du Nord du pays où il ne mangeait pas à sa faim, Maew est arrivé dans la capitale à l’âge de 15 ans, sur les conseils d’un ami d’enfance, également money boy.

Quand ils souhaitent sortir et avoir des relations sexuelles amoureuses et non tarifées, les quatre amis se rendent dans le quartier gay de Ramkhanhaeng. Loin des rues fré­quentées par les étrangers et touristes, les boites gays y ont une clientèle à 99% locale, composée en partie d’étudiants et de jeunes travailleurs. Il serait insultant et malvenu de proposer de l’argent à l’un des clients de ces établissements. Cette scène gay leur permet de re­devenir, le temps d’une soirée, de jeunes homos normaux.

Moins de solidarité

Maew, qui exerce depuis 7 ans, in­siste également sur les dégâts qu’a fait la crise du tourisme sur les relations quasi fraternelles qu’entretenaient entre eux les travailleurs du sexe. Il explique: «Avant, il y avait une vraie solidarité entre nous. Si un client n’était pas intéressé, on l’envoyait vers un de nos amis. Maintenant c’est fini. Il y avait également une sorte de code de l’honneur. Par exemple, le prix minimum demandé ne devait jamais être inférieur à 500 baths (15 CHF), c’était une règle. Mais les affaires sont devenues si difficiles que certains ne respectent plus cet engagement.» Lui aussi n’a qu’un souhait, celui de pouvoir retrouver une activité normale. Il économise pour pouvoir retourner dans sa province natale et y ouvrir un petit commerce. Mais il a conscience que ce sera long et diffi­cile et que l’âge limite est vite atteint dans la prostitution. Maew, âgé de 22 ans, sait qu’il ne lui reste avec de la chance que 5 années pour conti­nuer ce business. La plupart des money boys doivent abandonner cette activité quand ils atteignent 25, voire 30 ans. Les touristes préfèrent souvent les jeunes garçons âgés d’a peine plus de 18 ans.Il préfère ne pas penser à ce qui se passera plus tard, car sans diplôme, il aura du mal a trouver un job intéressant. Il y a une alternative à la­ quelle il pense parfois, comme beaucoup des travailleurs du sexe, celle de trouver un étranger qui l’aime et souhaite se mettre en couple avec lui. Si on lui demande si c’est l’amour qu’il cherche, il a l’honnêteté de ré­pondre non. «Trouver un occidental avec qui vivre serait avant tout parce qu’il m’apporterait la sécurité financière dont j’ai besoin. Si, en plus, je l’aime bien, ce sera un plus, mais pas le plus important»

Malgré le sourire toujours arboré par ces dizaines de milliers de jeunes qui vendent leurs charmes et l’ambiance festive qui règne en continu à Bangkok, c’est presque toujours le drame de la pauvreté qui amène ces garçons à se vendre aux occidentaux en quête de chair fraîche et d’exotisme sexuel.

http://360.ch/blog/magazine/2009/11/bangkok-by-night/

_________________
Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย
Back to top
Itlog
V.I.P.
V.I.P.

Offline

Joined: 24 Jan 2012
Posts: 2,461
Localisation: paris

PostPosted: 01/09/2012 13:45:52    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

avec des photos ce serait mieux plus accrocheur !
_________________
wherever he layed his hat was his home
Back to top
Farang Ky Ay
Animateur
Animateur

Offline

Joined: 28 Mar 2007
Posts: 8,878
Localisation: Val de Marne

PostPosted: 01/09/2012 15:18:18    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

S'il y en avait eu dans l'article je les aurais mises, en tout cas ça éclaire un peu sur ce segment de l'industrie du sexe
_________________
Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย
Back to top
joel
Pou Yai
Pou Yai

Offline

Joined: 25 Jan 2008
Posts: 5,555
Localisation: ubon

PostPosted: 02/09/2012 08:17:29    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

Y pleut que ça commence à souler grâââve!
Du coup, je viens de relire ce truc depuis le début: putain! Trop fendard!
Comme disait Nanard : merci pour la barre de rire!
Tiens, j'vais m'taper l'historique "relation avec les filles"...
Merde! Trop long!

_________________
JO LE SNIPER
Back to top
Farang Ky Ay
Animateur
Animateur

Offline

Joined: 28 Mar 2007
Posts: 8,878
Localisation: Val de Marne

PostPosted: 02/12/2012 14:05:42    Post subject: Historique de la prostitution en Thaïlande Reply with quote

En Asie, qui sont ces hommes qui payent pour du sexe ?
Carmen Soggiu


Le quartier de Soi Cowboy à Bangkok (Wry2010/Flickr/CC)

Cela va faire maintenant sept ans que j’habite en Asie du Sud-Est, un des paradis de la débauche nocturne (mais on peut aussi y trouver la baie d’Along, Angkor, Bagan, le Bouddha d’émeraude, de la bouffe à se taper le cul parterre, des plages de dingues, et des asiats en moyenne vachement plus sympas que le Parisien moyen au meilleur de sa forme).

En tant que femme, j’ai fréquenté de loin en loin, des mecs, tous différents, dont la vie avait un lien quelconque avec la prostitution. Il y en a qui ont été mes amants, d’autres mes copains, d’autres mes amis, certains sont membres de ma famille, certains sont mes collègues, des maris de mes amies, des relations professionnelles...

Je ne me suis pas contentée de les fréquenter : je les ai accompagnés dans leurs lieux de débauche, de Nana à Cow-Boy (hauts lieux de la prostitution de Bangkok), à Burgos dans les bars à nains de Manille, à Pattaya, à Phnom Penh.

Et si j’avais été un homme ?

Laissons de côté les multiples raisons qui font qu’une femme foute ses pieds dans des gogos. Disons que la principale raison a été la curiosité, le besoin de comprendre ce qui se jouait du côté des hommes... Si j’avais été un homme, qu’aurais-je fait ? Cette question m’a toujours empêché de juger mes amis/collègues/ex/cousins.

Quel est le genre de mec qui va aux putes en Asie ? Cette question en soi n’a pas plus de sens que de demander quel est le genre de mec qui fume des clopes en Europe... En France, vous seriez surpris de savoir. Mais en France c’est tabou. Quand je bossais boulevard Soult (Paris XVIe) et que j’attendais mon copain à la sortie de mon boulot de baby-sitteuse, j’en ai vu des monospace « enfant a bord » me demander mon tarif !

Ceux qui ont beaucoup voyager disent que l’Asie n’est pas différente de n’importe quel pays du tiers monde, où les hommes et les femmes font commerce de leur corps. Ça je n’en sais rien, j’imagine que oui à entendre parler mes amis de Dakar, Rio, Tana...
Celui qui n’a jamais été aux putes ailleurs

Mon ami T. a longtemps œuvré dans un groupe dont il était pour moi l’emblème, par sa verve et pas seulement par l’utilisation de sa verge. Il me racontait qu’il n’avait jamais été voir une pute en France. Que c’est l’Asie qui avait fait de lui un sérial baiseur. Typique du mec un peu timide en France, qui n’a pas trop de succès, ne sait pas trop s’y prendre avec les femmes, et se retrouve propulsé au rang de sex-symbol dans les yeux des Asiates.

La Thaïlande lui a appris deux trucs :
- il peut baiser quand il veut ;
- il peut baiser comme il veut.

Dans le premier cas, il lui suffit de sortir dans un bar et d’être un farang (un blanc) ou encore d’aller sur le site de rencontres, DateinAsia.com. Pour le second, autant aller aux putes, c’est plus rigolo : avec les putes on peut faire des gangs bangs, se faire des nanas à deux, des touzes, des doubles P... tout ce qu’il est plus difficile de faire avec une femme lambda.

La pornographie n’est plus sur la toile, elle est a portée de main, finalement vécue. Alors on fait des raids à Pattaya, à Angeles (Philippines) ou dans un des fameux bordels de Bangkok. Et tout ceci pour une somme modeste. Mais aussi, sans culpabilité.

« Moi aussi j’étais comme toi en arrivant »

Dès que vous intégrez une boîte, la question de « Tu consommes ou pas ? » se pose. Que faire après le boulot ? Ou boire un verre ? Dans un endroit branché limite guindé ou dans un endroit plus populaire, donc susceptible d’être frequenté par des filles ?

Plus direct, la question « On va boire un coup a Patpong (une des rues Saint-Denis local) ? » Et voila, en très peu de temps, une confrèrie de mecs, unis par les liens du boulot et du secret, se crée. Il y a une période d’initiation pour le néophyte. L’initiateur se montre compréhensif :

« Moi aussi j’étais comme toi en arrivant», puis il met en confiance et scelle le pacte, « T’inquiète pas ça ne se saura pas (gros clin d’oeil complice). »

Le mec marié, ou pas, et le néophyte simple contemplateur qui tente encore de résister, bras dessus bras dessous, s’en vont aux putes s’en payer une bonne (tranche de fou rire, au début) à mater des gonzesses à poil danser sur des podiums, numérotées comme des morceaux de viande, pour l’happy hour.

Un ami m’explique : « C’est quoi la fidélité ? C’est ton sperme ? C’est ta bite ? Ou c’est être toujours là dans les coups durs pour celle que t’aimes apres 10 ou 15 ans ? J’aime ma femme, j’adore lui faire l’amour mais parfois j’ai besoin de tirer mon coup et dans ce cas là, rien de mieux qu’une pute. »


Le quartier de Soi Cowboy à Bangkok (Wry2010/Flickr/CC)

Le prix d’une nuit
Combien est la passe en Asie ? 1000Bath pour la nuit (entre 20 et 30e selon la valeur de l euro). La nuit. Pas la passe. La passe se négocie entre 10e et 30e si tu te fais un peu avoir. Mais pour 1000tbh la nuit ,tu as une nana à ta disposition. Aux philippines c est encore moins cher.
Alors forcement, c’est presque une incitation a la débauche ! En tous cas, vu le pouvoir d’achat qu ont les expat en Asie, c est un moindre coût non ? facilement que 50e »...

« Pour toi c’est gratuit » : le flou des frontières

Ça, ça me fait marrer : quand j’ai dit à mes amis que je voulais écrire cet article ils m’ont dit : « C’est quoi une pute ? C’est la fille qu’on choisit sur le net, c’est une actrice de porno, c’est la fille de Boulogne, c’est l’escort, c’est la nana du bordel que tu dois payer pour sortir, c’est la pute occasionnelle qui arrondit ses fins de mois, c’est celle qui parfois ne te fait pas payer, c’est celle que tu amènes en vacances pendant une semaine pour pouvoir la sauter mais qui est bien contente de venir ? »

Notez qu’il y a toujours un moment où elles sont « bien contentes » les putes. Soit parce qu’on leur offre des vacances en échange du moindre mal de se faire sauter trois fois par jour, soit parce qu’elles offrent parfois un service gratuit, soit parce qu’à un moment elles ont joui, ce qui prouve bien qu’elles aiment ça non ?

Alors une pute, je ne sais plus ce que c’est depuis que je suis en Asie. Avant pour moi, c’était une nana (ou un mec ou un lady boy) qui se faisait payer pour offrir des services sexuels. Maintenant, je sais que parfois c’est gratuit, parfois ça ne l’est pas, parfois c’est un service contre un frigo. Parfois c’est aussi l’honneur d’avoir une bite farang (le fameux « Pour toi c est gratuit ») qui compense le prix, parfois des vacances, parfois elles jouissent, parfois... Le Kathoey [terme thaïlandais pour désigner les transgenres, Ndlr] serait tellement fier d’être pris pour une femme que ce serait pour lui une compensation plus grande qu’un dédommagement financier.

C’était pareil avec mes potes quand on allait à Boulogne : les travs brésiliens disaient à mes amis de 17 ans au minois plutôt charmant : « Pour toi c’est gratuit. » Et ils les suçaient derrière un arbre. Fidélisation du client j’imagine ?

Ne soyons pas naïfs, le dealer qui offre un rail ou un joint, n’en reste pas moins un dealer, non ? En Asie, pas forcèment. Les putes parfois se débranchent et deviennent des femmes animées de désir, qui s’offrent aux hommes, et veulent juste rencontrer quelqu’un et lorsqu’elles disent : « Pour toi c’est gratuit », elles veulent dire qu’à ce moment-là, ce qui se joue c’est une relation homme/femme et non pas client/travailleuse. De quoi s’y perdre et surtout, de quoi prêter à confusion.

Bref, ici les frontières sont floues, en tout cas pour les clients. N’en reste pas moins que pour beaucoup, une pute n’est pas vraiment une pute. Et que pour pas mal d’entre eux, les baiser reste un honneur qu’ils leur font.

Le mythe de la pute « girlfriend »

Il y a cette espèce de consommateurs de « filles » qui ne va pas aux putes : ils vont voir des « dames », ils rentrent « accompagnés », ils disent : « Je ne suis pas rentré seul hier », « J’ai ramené une demoiselle à la maison ». C’est assez plaisant cette forme de respect en définitive.

Généralement derrière, il y a un mec qui n’assume pas trop que ces demoiselles, toutes demoiselles qu’elles sont, n’ont quand même pas envie de leur sucer la bite au moment où elles le font, mais que c’est vrai, c’est quand même mieux un mec gentil.

Ce qui m’a le plus étonné, c’est quand C. m’a déclaré :
« Je vais te dire : je suis toujours allé aux putes moi. J’y suis allé à Paris, j’ai commandé des meufs sur le net, j’y suis allé en Chine, partout où je vais. J’ai fait des clubs échangistes, j’ai baisé tout ce que je pouvais depuis que j’ai l’âge de baiser. En Asie, elles sont pas chères, elles sont douces et elles ne nous tapent pas !
- Précise ?

- En France parfois elles sont sauvages ! Elles sont sales, elles ont des bleus partout, elles sont violentes ! Y en a qui te tapent, d’autres qui veulent que tu les tapes, c’est traumatisant ! En Asie, elles sont toutes douces, elles te câlinent, elles te soignent, elles prennent soin de toi, elles te massent, elles font ça bien ! C’est pas juste 50 euros la passe, elles ont conscience du travail bien fait, t’es un prince ! »

C’est le mythe de la pute « girlfriend ». La « travailleuse » n’est pas seulement une prostituée, c’est aussi une confidente, une femme de compagnie, une girlfriend. Le rapport au corps n’étant pas le même en Asie qu’en Europe, le rapport sexuel ne se limite pas toujours (sauf raids effrénés de la chambre d’hôtel à la rue ou à faire monter une nana via la réception de l’hôtel) à l’acte. Souvent la gestuelle même est nimbée d’une certaine grâce ou douceur qui fait illusion.

C’est peut être pour ça qu’on voit tant de clients en terrasse, accompagnés de leur recrue : vous en voyez beaucoup en France des hommes qui se fendent la poire en terrasse de troquet avec des putes et qui marchent main dans la main à Pigalle ? En Asie, la prostituée est aussi souvent une girlfriend qui compense un manque affectif ou propose un service qui n’exclue pas la tendresse de l’acte sexuel.

Les bordels et salons de massage

Pour qui n’a jamais été en Asie c’est impressionnant d’arriver à Bangkok et de voir défiler les enseignes de bordels grands comme des centre commerciaux. Mais je ne m’attarderai pas dessus. A droite, les putes qu’on peut enculer, à gauche les autres. Plus à la carte, les prestations : deux girls, private room etc. Assez classique.

Les salons de massage en Asie, petits ou d’envergure industrielles, sont des lieux qui offrent une prestation qui n’existe pas en France : le massage body to body. Enduites d’huile, les femmes massent les hommes avec leur corps, pour un happy ending... Tout ça bien sûr, c’est pas cher, c’est anonyme, c’est à tous les coins de rue.

Contrairement à ce que vous pensez, la plupart des clients ne sont pas des expats mais des locaux (l’infidélité est tout a fait classique, culturelle serait difficile à décreter, mais dans les mœurs). C’est juste qu’un européen avec une asiate ca se voit plus qu’un asiate avec une asiate, non ?


Le quartier Patpong à Bangkok (Ryan Lackey/Flickr/CC)

Comme regarder le foot, ou boire une bière

Voila. C’est ce que vous vous dites. Vous vous dites qu’à l’issue de cet article vous n’avez rien appris. Qu’en fait il n’y a pas de client type, pas de consommateur type. Moi c’est ça que j’ai appris en arrivant ici. J’ai appris qu’il n’y avait pas de pute type (loin des tentatives de typologies de chez nous : la fille de l’est, l’africaine, le trave brésilien) pas plus qu’il n’y avait de client type.

Il y a les addicts aux putes qui enchainent Red bull sur Red bull pour en baiser le plus possible, il y a les cœurs brisés qui se consolent en cajolant des filles, il y a les hommes mariés qui veulent tirer un coup facile, il y a les bandes de potes qui se font des raids communautaires, il y a le mec solitaire qui trompe l’ennui... alors quel point commun ?

Une activité comme une autre, une banalisation, une offre de plus pour divertir nos rois, qui entre dans le champ des possibles, comme regarder le foot, ou boire un coup. Nous sommes tous potentiellement des clients.

http://www.rue89.com/rue69/2012/12/01/en-asie-qui-sont-ces-hommes-qui-vont-…

_________________
Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    Découvrir la Thaïlande Forum Index -> La Thaïlande -> La Thaïlande et sa culture All times are GMT + 1 Hour
Goto page: <  1, 2, 3 … , 13, 14, 15  >
Page 14 of 15

 
Jump to:  

Portal | Index | Getting a forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group