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Découvrir la Thaïlande La Thailande et sa culture, ses coutumes et son histoire. Bonnes adresses, lieux a visiter, questions pratiques, actualites et liens.
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Lek Issan V.I.P.

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Joined: 10 Jan 2008 Posts: 394
Localisation: Ubon
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Posted: 30/04/2008 04:26:56 Post subject: MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues |
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MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues
Depuis peu, on assiste à une reprise des manifestations contre la junte. A quelques jours d'un référendum crucial pour les militaires, ces derniers manifestent une grande nervosité face aux aspirations démocratiques des Birmans.
Les 26 et 27 avril, des manifestations ont éclaté sporadiquement dans plusieurs villes birmanes, alors que des élections sont prévues en mai au sujet d'une nouvelle Constitution. Plus de 50 manifestants, menés par une vingtaine de moines en robe safran, ont tenté de se rendre à la célèbre pagode Shwegadon [le plus haut lieu spirituel du pays], à Rangoon. La police a procédé rapidement à des interpellations. Les autorités interdisent aux bonzes d'entrer dans la pagode depuis les grandes manifestations de septembre 2007. Nombre de religieux ayant prévu de se joindre à la marche ont été arrêtés dans les autocars qui les amenaient des banlieues et des villes voisines. Plus de 100 personnes sont également descendues dans la rue à Sittwe, la capitale de la province à majorité musulmane de l'Arakan, dans l'ouest du pays. De petites manifestations se seraient également déroulées dans d'autres localités. Les forces de sécurité ont bouclé la plupart des monastères de Rangoon, empêchant toute entrée ou sortie des moines.
Ce sont là les premiers signes d'agitation depuis la brutale répression de la "révolution safran" de septembre 2007. "D'autres manifestations sont également attendues dans les prochains jours, la colère ne cessant de monter à l'encontre du régime", assure Khin Ohnmar, un militant vivant à Chiang Miai, en Thaïlande, qui entretient des liens étroits avec les meneurs. Les troubles ont été déclenchés après la décision du gouvernement d'organiser un référendum le 10 mai. Ils devraient s'amplifier dans les jours précédant le scrutin. La nervosité gagne visiblement la junte militaire à l'approche de cette date, et le résultat ne fait guère de doute. Le régime annoncera certainement qu'une majorité écrasante des électeurs a approuvé le texte, qui dans la pratique permettra à l'armée de conserver le pouvoir politique des dizaines d'années encore. Mais les signes de rejet de la Constitution par une grande partie de l'électorat se multiplient. La rancœur et la colère enflent de jour en jour. La haine envers les généraux ne s'apaise pas non plus chez l'homme de la rue, durement touché par une inflation galopante. "Le pays est un volcan social prêt à entrer en éruption", prévient un homme d'affaires birman. "Il suffit d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres." Les prix flambent, et près de 90 % des ménages dépensent plus de 80 % de leurs revenus rien que pour se nourrir. Malnutrition et pauvreté prennent des proportions alarmantes, pendant que la junte consacre d'énormes sommes à l'achat d'armements et de matériel militaire.
La dégradation dans la vie quotidienne n‘empêche pas le général Than Shwe, un homme qui cultive le secret et vit reclus, d'aller de l'avant avec son projet d'institutionnaliser le régime militaire. Il a fallu à l'armée plus de quatorze ans pour rédiger la nouvelle Constitution. Les modalités du référendum ne sont pour la plupart pas encore connues, et le projet constitutionnel lui-même n'a été rendu public qu'il y a deux semaines. Les médias locaux ont reçu l'ordre de n'évoquer en aucun cas la campagne pour le "non". Pour autant, certains Birmans n'hésitent pas à exprimer leur hostilité, avec comme résultat inévitable de se retrouver derrière les barreaux. Le principal parti d'opposition, la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi, a ainsi fait savoir qu'il s'opposait à la nouvelle Loi fondamentale, en partie parce qu'il avait été exclu du processus d'élaboration, mais surtout parce que le texte est antidémocratique. Le président doit être un militaire, un quart des sièges au Parlement sera attribué sur décision du chef des armées. Enfin, l'armée se réserve le droit de renvoyer tout gouvernement civil qui, à ses yeux, mettrait en péril la sécurité nationale.
Mais, si les chances de l'opposition prodémocrate paraissent bien minces, tout espoir n'est pas perdu. A 74 ans, Than Shwe est gravement malade et son emprise sur l'armée n'est plus ce qu'elle était. Ses jours sont manifestement comptés. Il est atteint d'insuffisance rénale et doit subir une dialyse quotidienne. "Il est pratiquement mort", affirme un diplomate asiatique proche du vieux général. Pour couronner le tout, de profonds clivages sont apparus dans les hautes sphères mêmes de la hiérarchie militaire. Si aucun signe concret ne laisse présager une "révolution de palais", une nouvelle vague de manifestations déferle déjà dans les rues et risque de s'amplifier dans les prochains jours, avant le scrutin. La plupart des Birmans y voient la première occasion - depuis les élections de 1990, remportées haut la main par la Ligue nationale pour la démocratie [résultat jamais reconnu par la junte, qui a emprisonné de nombreux membre du parti vainqueur] - de dire à quel point ils exècrent ce régime militaire. En cette période incertaine pour l'armée, les choses peuvent changer, et ce rapidement. A tout le moins, les Birmans continueront à descendre dans la rue en mai pochain.
Larry Jagan
Bangkok Post |
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Lek Issan V.I.P.

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Joined: 10 Jan 2008 Posts: 394
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Posted: 30/04/2008 04:30:25 Post subject: MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues |
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VU DU MYANMAR • Solidarité
Quelques mois après avoir eux-mêmes vu leur mouvement être réprimé, les moines birmans condamnent l’attitude des autorités chinoises vis-à-vis des religieux tibétains. Le porte-parole de l’Alliance de tous les moines birmans, U Pyinya Zawta, a déclaré au magazine The Irrawaddy : “Le gouvernement chinois doit cesser de réprimer les moines et doit entamer des négociations pacifiques.” Aux yeux d’U Pyinya Zawta, la répression par les forces chinoises est similaire à celle des autorités birmanes contre les moines birmans en septembre dernier. Moines tibétains et birmans entretiennent des liens étroits. “Les images de la ‘révolution de safran’ [nom donné aux manifestations de septembre] ont inspiré les moines tibétains”, croit savoir un journaliste de Rangoon, cité par le magazine. |
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Lek Issan V.I.P.

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Joined: 10 Jan 2008 Posts: 394
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Posted: 30/04/2008 04:32:16 Post subject: MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues |
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MYANMAR • Mobilisation contre un simulacre de démocratie
La junte a annoncé la tenue d’un référendum constitutionnel en mai. Cette manœuvre suscite de nombreuses critiques.
Le 9 février, la junte au pouvoir en Birmanie [l’auteur utilise le nom de Birmanie plutôt que le vocable officiel Myanmar, en signe d’opposition au régime] a annoncé la tenue d’un référendum au mois de mai pour demander au peuple de se prononcer sur la Constitution rédigée au cours des quatorze dernières années. Cette déclaration inattendue est survenue une dizaine de jours après qu’Aung San Suu Kyi eut mis en garde son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), en rappelant qu’il fallait “se préparer au pire”. En annonçant un référendum national, le gouvernement a acculé l’opposition dans une impasse stratégique.
La publication du premier décret de 2008, qui annonce la tenue d’un référendum, et du second, qui fixe à 2010 la date des élections législatives, montre que la junte refuse toute idée de dialogue ouvert. Non seulement elle a exclu l’opposition birmane, mais elle a également mis sur la touche les Nations unies, qui cherchent à mettre un terme à la crise politique.
Rien n’a changé depuis que des moines innocents et d’autres manifestants ont été abattus ou roués de coups dans les rues pour avoir revendiqué des réformes démocratiques, en septembre 2007. Le référendum aura donc lieu dans un climat de peur, en l’absence de surveillance internationale et d’une commission référendaire indépendante. Bref, le vote ne sera ni libre ni régulier.
Il n’empêche qu’un référendum est un outil démocratique et que l’opposition doit s’en servir tant que le mécontentement et la colère suscités par la répression de la “révolution safran” continuent de couver dans l’opinion publique, y compris chez les simples soldats. Nous devons rendre hommage au courage du peuple et transformer l’espace qu’il a créé pour faire entendre sa voix en un espace d’opposition démocratique. Toute l’opposition, qu’il s’agisse de la LND, des parlementaires, des groupes ethniques souscrivant aux accords de cessez-le-feu, des organisations politiques, des militants et des exilés, doit mettre les énergies en commun pour faire campagne en faveur du “non” au référendum. Nous ne devons pas voter pour une Constitution qui a été rédigée par des voies non démocratiques, pour une Constitution qui réserve un quart des sièges du Parlement aux militaires, pour une Constitution qui habilite l’armée à opérer un coup d’Etat dans toute situation qu’elle considère comme un état d’urgence et pour une Constitution conçue pour protéger le pouvoir et la position des militaires.
Le groupe d’étudiants de Génération 88 et l’Alliance de tous les moines bouddhistes de Birmanie ont déjà appelé le peuple et les communautés ethniques à rejeter la Constitution de la junte. Nous devons tous faire écho à leur appel.
* Président du Parti démocratique pour une nouvelle société (groupe d’opposition en exil).
Aung Moe Zaw*
The Irrawaddy |
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Lek Issan V.I.P.

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Joined: 10 Jan 2008 Posts: 394
Localisation: Ubon
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Posted: 30/04/2008 04:49:56 Post subject: MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues |
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Samak met les petits plats dans les grands pour le Premier ministre birman.-
Le Premier ministre birman, le Général Thein Sein, est arrivé hier à Bangkok pour sa première visite officielle depuis sa prise de fonction en octobre dernier. Lors de ce voyage diplomatique et commercial de deux jours, Thein Sein doit rencontrer son homologue Samak Sundaravej afin de signer des accords sur la promotion et la protection des investissements entre les deux pays. Un projet d'une ligne de chemin de fer reliant les deux pays, ainsi que la construction d'un port dans le sud du Myanmar, devraient être abordés par les deux dirigeants. Malgré la situation politique birmane troublée à quelques jours du référendum historique sur la Constitution, les deux pays entretiennent d'étroites relations. En fin gourmet, Samak a même proposé de cuisiner spécialement pour la venue du Général Thein Sein. La Thaïlande est devenue le premier investisseur et le premier partenaire commercial de la Birmanie avec 7,3 milliards de dollars par an, soit plus de 53% des investissements étrangers du pays. Très sollicité par la presse à ce sujet, le Premier ministre thaïlandais est resté muet, tant sur la situation politique du Myanmar, que sur le menu qu'il concoctera pour Thein Sein. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 30 avril 2008 |
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Farang Ky Ay Animateur

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Joined: 28 Mar 2007 Posts: 934
Localisation: Val de Marne
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Posted: 30/04/2008 10:06:41 Post subject: MYANMAR • La colère gronde encore dans les rues |
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Toute cette série d'articles est bien intéressante, on croise les doigts pour les birmans ... _________________ Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย |
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