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Découvrir la Thaïlande La Thailande et sa culture, ses coutumes et son histoire. Bonnes adresses, lieux a visiter, questions pratiques, actualites et liens.
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Farang Ky Ay Animateur

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Joined: 28 Mar 2007 Posts: 1,138
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Posted: 21/02/2008 20:25:34 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Voyant la polémique autour des déclarations de Samak au sujet du 6 oct 76 dans toute la presse Thaïe (on en parle ici ), voici un récapitulatif des faits traduit de wikipedia > http://en.wikipedia.org/wiki/6_October_1976_Massacre
A cette époque le contexte n’était pas favorable, le gouvernement mis en place après une longue dictature était instable. De plus la situation économique se dégradait, conduisant à des grèves, des manifestations de fermiers … Le développement d’un sentiment anti-libéral inquiétait la droite traditionnelle.
Des organisations paramilitaires anti-communistes ont été mises en place : Khrating Daeng (mais rien avoir avec la boisson énergétique, le Red Bull) entrainés par l’ISOC (Internal Security Operation Command > militaires) et les Villages Scouts clairement soutenues par le Roi et lié à la Border Patrol Police (> militaires également, le terme Police est trompeur).
Un moine Kittivudho a même déclaré publiquement que le meurtre d’un communiste n’était pas un pêché mais un acte de Mérite.
Les événements du 6 Octobre 76 est une répression violente des manifestations (composées majoritairement d’étudiant) qui se sont tenues à l’université de Thamasat et à Sana Luang (la grande place face au Palais Royal) et qui étaient à l’encontre du retour en Thaïlande du Marshall Thanom Kittikachorn, destitué du pouvoir 3 ans auparavant.
Thanom est revenu d’exil en tant que moine, il a été ordonné moine à huis clos fin Septembre au Wat Bovornives, engendrant des manifestations. Le PM de l’époque Seni Pramoj a même présenté sa démission au Roi après que celui-ci ait rendu visite à Thanon au temple. Mais celle-ci a été refusée par le Parlement.
L’événement déclencheur a semble-t-il été la fausse pendaison d’un étudiant en référence au meurtre de 3 manifestants à Nakhon Pathom par la police. Une photo de cette parodie a été retouchée, faisant ressembler le pendu au Prince puis diffusée par 2 journaux. Laissant penser que les étudiants aient commis un lèse-majesté, les radios controlées par les militaires ont ensuite indiqué qu’ils s’apprêtaient à assaillir le Palais Royal et le Wat Bovornives . ansi Samak et Wimol Siriphaibul ont encouragé les factions paramilitaires à tuer les communistes.
A l’aube 4000 paramilitaires et policiers ont encerclé l’université et ont tiré à l’arme de guerre sur la foule. Bien que les étudiants ont demandé un cessé-le-feu , la chef de la Police a autorisé les paramilitaire à tirer librement et à envahir les lieux. Les étudiants se rendant ont été battus, parfois à mort, d’autre ont été abattus, pendus et leur corps mis à feu. Ceux qui s’étaient jetés dans le Chao Praya ont également abattus.
46 morts officiellement mais probablement plus, ce massacre a entrainé un coup d’état contre le gouvernement en place (PM : Seni Pramoj). Tanin Kraivixen a été nommé PM à sa suite.
Depuis, aucun auteur des massacres direct et indirect n’a été présenté à la justice.
Ces massacres ont poussé beaucoup d’étudiants dans le « maquis » .
Les livres d’histoires sautent souvent ce passage ou alors incluent un rapport de Police indiquant que ce sont les étudiant qui ont été violents. D’autres minimisent ces événements à une « incompréhension » entre les 2 parties…
_________________ Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย
Last edited by Farang Ky Ay on 10/03/2008 17:05:36; edited 1 time in total |
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Lek Issan V.I.P.

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Joined: 10 Jan 2008 Posts: 672
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Posted: 10/03/2008 06:54:20 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Et la suite de cette histoire c'est la crise politique de mai 1992
Le 23 FEVRIER 1991, les militaires renversaient le gouvernement CHATICHAI et cédaient le pouvoir au CONSEIL NATIONAL DE MAINTIEN DE LA PAIX (NPKC), conduit par le général SUCHINDA KRAPRAYOON .
Le NPKC abolissait la Constitution de 1978 et le parlement ; la liberté de réunion fut restreinte, mais la presse ne fut suspendue qu'un seul jour.
Le NPKC nommait un premier ministre civil ANAND PANYARACHUN, ancien ambassadeur. Le gouvernement temporaire d'ANAND apparut à beaucoup comme le meilleur que la Thaïlande n'ait jamais connu.
En 1991, l'Assemblée nationale votait une nouvelle Constitution qui garantissait la suprématie du NPKC au parlement avec 270 sénateurs choisis par le pouvoir et 360 députés élus. Ce nouveau texte incluait une clause provisionnelle autorisant une période transitoire de quatre ans avant le retour à la pleine démocratie.
En MARS 1992, les élections générales débouchaient sur un gouvernement de coalition de cinq partis, dirigé par NARONG WONGWAN. Le bruit courait qu'il était impliqué dans un trafic de drogue, les militaires exercèrent leur prérogative constitutionnelle et le remplaçaient par le général SUCHINDA.
En 1992 plusieurs manifestations réclamant le départ de SUCHINDA secouèrent Bangkok et la province. Après que de violents affrontements entre manifestants et militaires près du monument à la démocratie de Bangkok eurent fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, SUCHINDA démissionnait.
Ci dessous les articles du journal l'humanité sur la crise de 1992 en Thaïlande
THAILANDE LE ROI INTERVIENT POUR RESOUDRE LA CRISE. Article paru le 21 mai 1992
Le premier ministre thaïlandais, Suchinda Kraprayoon a annoncé, mercredi soir, à la télévision la libération immédiate des personnes arrêtées lors des incidents de ces derniers jours et une amnistie pour ceux qui ont pris part aux manifestations. Parmi les personnes libérées figure le chef de l’opposition, Chamlong Srimuang qui est également apparu pour appeler la population au calme. Le premier ministre a aussi annoncé que le parlement allait entamer, dès lundi, une révision de la constitution, ce qui constituait l’une des principales revendications de l’opposition et des manifestants. Ces déclarations ont eu lieu après une rencontre entre Suchinda Kraprayoon, le roi Bhumibol Adulyadej, l’ancien premier ministre Prem Tinsulanond et Chamlong Srimuang. Ce dernier a indiqué que l’intervention du roi était à l’origine de ces mesures d’apaisement. La télévision a d’ailleurs montré le souverain s’entretenant avec le premier ministre soutenu par les militaires, M. Chamlong, et M. Prem Tinsulanond, un ancien premier ministre, qui a gardé beaucoup de prestige et jouit de la confiance du roi. Le débat constitutionnel devrait commencer lundi. L’opposition réclame qu’y soit incluse l’obligation pour le premier ministre d’être un élu du Parlement. Ce n’est pas le cas de M. Suchinda qui ne s’était pas présenté aux élections générales du 22 mars dernier et qui, avant de devenir premier ministre le 7 avril, était commandant en chef des forces armées. « Le gouvernement va essayer de résoudre le problème, a dit M. Chamlong. Nous allons travailler avec toutes les parties concernées pour garantir un retour à la normale. S’il vous plaît, restez calmes et ne prenez plus part à des désordres. Je demande votre coopération. »
ROYALE INTERVENTION A BANGKOK Article paru le 22 mai 1992
Bhumibol Adulyadej a convoqué le général-premier ministre et son opposant de la veille le général Chamlong Les discussions pour une réforme constitutionnelle doivent reprendre lundi au Parlement APRES l’intervention du roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, les premiers signes de détente sont apparus hier à Bangkok, où l’on annonçait coup sur coup la libération des quelque 3.000 détenus arrêtés depuis dimanche et la levée du couvre-feu. Le souverain thaïlandais, bien que sans pouvoirs constitutionnels réels, est une personnalité respectée par une grande majorité de l’opinion publique, d’autant plus qu’il n’intervient publiquement que très rarement - et seulement en période de crise grave - dans les affaires du pays. Dans la nuit de mercredi à jeudi, il a reçu le général-premier ministre Sichunda Kraprayoon, responsable de la répression, et l’ex-général Chamlong Srimuang, leader de l’opposition parlementaire. Ce dernier a été libéré de la prison où les hommes de Sichunda l’avaient enfermé mardi soir. Les deux hommes se sont engagés à reprendre les discussions en vue de l’élaboration d’unamendement de la Constitution destiné à interdire les fonctions de premier ministre à toute personne ne faisant pas partie du Parlement. Le roi a demandé aux deux adversaires de la veille d’« éviter de se battre dans (leur) propre maison » et de « se rencontrer en tête à tête plutôt que de s’affronter, pour essayer de régler le problème ». Dès lundi, les deux chambres thaïlandaises - une Assemblée nationale dominée par les partis promilitaires et un Sénat dont tous les membres sont désignés par les généraux - devront débattre de ce processus. Selon l’AFP, le souverain aurait chargé l’un de ses conseillers privés, le général Prem Tinsulanond, ancien premier ministre de 1980 à 1988, de « superviser » l’opération. Jeudi matin, l’armée a levé le couvre-feu décrété la veille et les barrages dans la capitale. A l’exception des écoles qui restaient fermées, les administrations et les commerces ont rouvert leurs portes. Les transports publics circulaient normalement. En un quart d’heure, la Bourse a pris 56 points jeudi matin, mais cette soudaine euphorie des spéculateurs locaux n’était pas encore partagée par les firmes étrangères. Les investisseurs étrangers craignent toujours la reprise des manifestations. Sans attendre les déclarations royales, à Washington, le département d’Etat a indiqué que, contrairement à certaines déclarations, aucun programme de ventes d’armes à la Thaïlande n’avait été annulé. A Bruxelles, la CEE a demandé à toutes les parties « d’agir avec la plus grande retenue », tout en demandant aux militaires de « s’abstenir de recourir à nouveau à la violence ». Jeudi soir, quelques milliers de personnes étaient à nouveau rassemblées sur la place de la Démocratie à Bangkok pour se recueillir en mémoire des victimes de la répression. Une centaine de personnes ont été tuées par les militaires et plus d’un millier blessées depuis dimanche soir.
AMERE VICTOIRE Article paru le 25 mai 1992
Les manifestants de Bangkok ont obtenu le départ du premier ministre, mais l’amnistie accordée par le roi aux responsables du bain de sang est lourde de menaces pour l’avenir LE premier ministre de Thaïlande, le général Suchinda Kraprayoon, a annoncé sa démission dimanche à la télévision, au cours d’une allocution apparemment enregistrée à l’avance. « Pour endosser mes responsabilité des erreurs et faciliter le débat parlementaire sur la nouvelle constitution, j’ai présenté ma démission au roi, a-t-il dit. J’espère qu’à partir de cet instant, toutes les parties s’efforceront d’aplanir les conflits et les divergences dans l’intérêt de l’unité, de la réconciliation et de la coopération ». Il a exprimé ses regrets pour les morts et les dégâts causés dans la capitale lors des manifestations de la semaine dernière, estimant qu’il faudrait « des années pour en effacer les traces dans le coeur des gens et dans l’économie nationale ». Rappelons que la répression des manifestations de la semaine dernière à Bangkok a fait cent morts selon les chiffres officiels, plusieurs centaines selon d’autres sources. Agé de cinquante-huit ans, le général Suchinda était devenu premier ministre le 7 avril dernier. L’opposition s’était aussitôt insurgée contre l’accession à la tête du gouvernement d’un officier qui, un an plus tôt, avait dirigé un coup d’Etat militaire pour renverser le gouvernement de Chatichai Choonhavan. Les rumeurs qui circulaient samedi affirmant que le général était en fuite et avait pris l’avion pour Copenhague ou Stockholm ont été démenties. Il se trouvait toujours dans la capitale thaïlandaise et s’est rendu dimanche matin au temple de Bovornivet pour demander la bénédiction du patriarche bouddhiste. Cette démarche donne à penser que le général s’apprête effectivement à partir en exil. D’autant que l’amnistie générale décrétée dimanche par le roi Bhumibol pour toutes les personnes ayant été mêlées aux événements des derniers jours lui laisse le champ libre. Elle semble le résultat de longues tractations entre le roi et l’armée. Elle aura pour effet de mettre le général Suchinda et les responsables militaires des fusillades à l’abri de poursuites. Une décision qui risque d’être fort mal accueillie par la population. L’opposition a en effet réclamé que soient traduits en justice le général Suchinda et d’autres chefs militaires, notamment le commandant en chef Kaset Rojananil et le commandant de l’armée de terre Issarapong Noonpakdi. Ce dernier n’est autre que le beau-frère du général Suchinda. Dimanche matin, 50.000 personnes au moins ont assisté à un office célébré devant le monument à la démocratie, à la mémoire des nombreuses victimes tombées au cours des manifestations, qui s’étaient déroulées pour la plupart devant le monument. Beaucoup portaient des vêtements noir et blanc, en signe de deuil. Des guirlandes de fleurs ont été déposées au pied du monument et de la nourriture a été offerte à quelque 300 moines bouddhistes, suivant la tradition. Les gens manifestaient à la fois leur peine et leur colère, estimant que « ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur le peuple doivent être punis ». |
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Farang Ky Ay Animateur

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Joined: 28 Mar 2007 Posts: 1,138
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Posted: 10/03/2008 16:59:43 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Bonjour Lek,
Je me suis permis d'aérer ton texte afin d'en faciliter la lecture.
Merci pour ces éléments, le contexte est clair : le 1er Ministre élu a été destitué en raison de son implication supposée (avérée depuis?) dans des affaires de drogue puis remplacé par un militaire (Suchinda). Cela a été d'abord annoncé comme une situation de transition le temps de désigner un nouveau PM mais les militaires ont (bien-entendu) tenté de se maintenir au pouvoir pendant les 4 ans du Senat...
J'apporte quelques précisions sur le déroulement des événements
Le 17 mai, 200 000 manifestants occupent Sanam Luang en réclamant la démission du PM militaire Suchinda. Ils ont marché en direction de Government House mais se sont stoppés au pont Phan Fa barricadé à l'aide de fil barbelé. Après echec des négociations des manifestants ont enfoncé les barricades, la police a alors répliqué au canon à eau et à la matraque, les manifestant ont ensuite répondu à l'aide de pierres et cocktails molotovs... Au cours des heures qui ont suivi, des centaines de militaires sont arrivés en soutien, l'état d'urgence a été déclaré vers minuit (interdisant les réunions de plus de 10 personnes).
Le 18, après avoir averti les manifestants à l'aide de pétards, les militaires ont tirés dans la foule à plusieurs reprises. Les manifestants se sont repliés à l'université Ramkhamhaeng.
Le 20 mai, le Roi (sa fille et son fils également) ont appelé l'arrêt des violences. Chamlong Sirmuang - leader du Palang Dharma Party et des manifestations arrêté un peu plus tôt au milieu de la foule par les militaires a été liberré, les manifestants amnistiés et un amendement obligeant le PM a être élu a été poussé ... Les manifestants se sont dispersés à la demande de Chamlong. Suchinda démissiona le 24.
Bilan officiel : 52 morts, des centaines de blessés, de nombreuses disparitions et plus de 3500 arrestations (dont beaucoup ont été torturés et battus)
> une commission enquête a été menée, les acteurs identifiés mais la plupart des éléments découverts n'ont pas été divulgués...
Pour un récit très détaillé et documenté d'un spectateur direct de ces événements > http://angkor.com/2bangkok/2bangkok/blackmay/blackmay01.shtml
J'ai extrait quelques photos:
> sur le pont Phan Fa, des manifestants provoquent les militaires en les enfumant avec leur gaz d'échappement (certains manifestants s'y sont opposés)
> beaucoup de messages à l'intention de la presse occidentale (la presse locale étant censurée)
> manifestants dans le quartier de Rachadamnoen
> Chamlong Sirmuang, leader de la manifestation (celui-ci voulait une protestation pacifique)
> les militaires chargent...
Lek, quels lien fais-tu entre les événement d'oct 76 et ceux de Mai 92? Pour moi ce sont tous deux des luttes pour la Democratie (le retour d'un ancien dictateur pour 76 et la nomination arbitraire d'un militaire à la tête du gouvernement en 92), j'ai l'impression que la facette "communiste" était plus présente en 76. La réaction des autorités semble avoir été du même ordre dans les deux cas, peut-être ne savaient-ils pas gérer ce genre d'événements à l'époque ...? Les 2 événements n'ont pas encore été éclairés, on ne les enseigne pas à l'école (ou alors de manière si edulcorée voire complétement déformée que cela revient au même) ...
Pour revenir à Samak, si on avait voulu le faire vaciller pourquoi n'a t'on pas cité son rôle dans ces événements (il était député et a déclaré qu'il était acceptables de tirer sur ces manifestants qu'il désignait comme agitateurs et communistes...)? _________________ Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย |
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Lek Issan V.I.P.

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Posted: 11/03/2008 04:49:41 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Le lien entre les deux évènements c'est la sauvage répression des militaires d'extrême droite, sinon le contexte est diffèrent.
En 76 il s'agit d'une lutte qui oppose étudiants proche de la gauche et de l'extrême gauche a des militaires d'extrême droite. Les étudiants ont perdus car tout le bloc de l'ouest , Etats Unis en tête, soutenait l'extrême droite thaïlandaise dans le cadre mondial de la guerre froide et de la lutte contre le communisme. En 1992 c'est une classe moyenne nouvelle née grâce a la croissance a 2 chiffre et au libéralisme économique du gouvernement Chatichai (1988/1991) qui s'oppose a ces même militaires d'extrême droite (il ne faut pas oublier que l'extrême droite est autant anticapitaliste qu'anticommuniste). Cette fois la les militaires ont perdus car entre temps la guerre froide s'était terminée et les Etats Unis ainsi que l'Europe soutenaient la démocratisation du monde.
Deux liens en Français sur le black mai de 1992
http://www.teleologie.org/OT/textes/txteve3_IIh.html
http://asiapacific.amnesty.org/library/Index/FRAASA390042002?open&of=FR… |
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Lek Issan V.I.P.

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Posted: 11/03/2008 05:29:14 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Autre chose, en 1976 les Américains n'avaient vraiment pas digérés d'avoir perdus la guerre du Viet-Nam (eux qui étaient les seuls capables d'aller sur la lune se faire battre par un misérable pays d'Asie c'était plus que leur orgueil ne pouvait supporter) et c'était pour eux une sorte de revanche ce massacre d'étudiants "communistes" Thaïlandais (tous des singes jaunes dans la vision raciste Américaine de l'époque).
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Farang Ky Ay Animateur

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Posted: 11/03/2008 15:22:08 Post subject: "Hok tula"- événements du 6 Octobre 76 à l'université Thamasat / Black May 92 |
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Merci pour ton éclairage Lek!  _________________ Farang Ky Ay - ฝรั่งขี้อาย |
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